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	<title>Keskeldi</title>
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	<description>Cultures et indépendances, un blog goupillé par Polly</description>
	<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 12:02:44 +0000</pubDate>
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		<title>Sigur Ros à la Route du Rock</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 11:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[musique]]></category>

		<category><![CDATA[route du rock]]></category>

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C&#8217;est probablement après l&#8217;écoute de Blueboy, un groupe de pop des années 90 signé sur le label culte Sarah Records, que j&#8217;ai repensé au concert de Sigur Ros à la route du rock. Ma rencontre avec la pop date probablement de Belle &#38; Sebastian, il y a quelques années. C&#8217;est là que j&#8217;ai commencé à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/09/sigurrosg1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20 aligncenter" title="Sigur Ros à la route du rock" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/09/sigurrosg1-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a></p>
<p>C&#8217;est probablement après l&#8217;écoute de <strong>Blueboy</strong>, un groupe de pop des années 90 signé sur le label culte Sarah Records, que j&#8217;ai repensé au concert de <strong>Sigur Ros</strong> à la route du rock. Ma rencontre avec la pop date probablement de Belle &amp; Sebastian, il y a quelques années. C&#8217;est là que j&#8217;ai commencé à ouvrir mon horizon vers une sorte de pop différente de ce à quoi j&#8217;étais habituée , et leur album <em>&#8220;Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant&#8221;</em> a ouvert la voie à une soudaine et totale mutation musicale pour moi. Belle &amp; Sebastian, même s&#8217;ils ont beaucoup hérité de Sarah Records reste le groupe de pop le plus cher à mon cœur. Bref. Revenons-en à notre sujet, Sigur Ros et leur prestation live cet été.</p>
<p>Cet agacement intense que j&#8217;ai ressenti au concert de Sigur Ros ne peut s&#8217;expliquer sans que j&#8217;explique déjà que je ne peux souffrir<strong> Arcade Fire </strong>(parce que OUI ça nous a TOUS fait penser à Arcade Fire). Arcade Fire, Rock en Seine, il y a trois ans (je crois). En plein dans mon début d&#8217;histoire d&#8217;amour avec la pop, tout le monde me conseillait d&#8217;aller voir ce groupe déjanté (et il faut aussi savoir que j&#8217;ai en horreur ce terme, &#8220;déjanté&#8221;) et POP sur scène, parce que hein c&#8217;est quand même super trop génial. Bon, j&#8217;avais bien ri, je dois l&#8217;admettre.<br />
Et bien <strong>Sigur Ros</strong>, à la route du rock, c&#8217;était un peu dans cet esprit. On m&#8217;avait bien prévenu de leur &#8220;revirement&#8221; de genre, sur lequel je ne m&#8217;étais pas penchée bien sûr - j&#8217;aurais dû, ça aurait évité le choc. Je n&#8217;ai rien de spécial contre Sigur Ros. J&#8217;ai même aimé leurs albums, à l&#8217;époque où on parlait beaucoup post-rock et que je trouvais ça trocool. J&#8217;écoutais souvent ça, en lisant par exemple. Un peu le même effet qu&#8217;un bon vieux best of de Billie Holiday en fait. Une tisane, Sigur Ros, deux pages de Proust et au lit. Et puis il y a eu la route du rock. Je dois dire que j&#8217;aime la route du rock tout particulièrement, et que je suis toujours moins difficile sur les concerts. Le début du set ne m&#8217;a pas dérangée, même si je trouvais ça passablement ennuyeux. Puis, ils ont commencé à mélanger morceaux brumeux de 10 minutes avec des chansons pop sautillantes de 2 minutes un peu limite. Je n&#8217;ai rien contre les revirements de situation et de genre, loin de là, par contre, j&#8217;ai quelque chose contre les mélanges avec des grumeaux (métaphore culinaire). Mon niveau de saturation est arrivé quand, dans un moment de plat musical (ie. une section cuivre criarde et un type qui frappe un rythme simpliste sur un tambour. *pitié*), les Sigur Ros ont jugé bon de balancer à la bonne franquette (tellement convivial) des jets de confettis (mais pitié, bis, on est pas à la kermesse) et autres lumières colorées façons ON A SUBI UN LAVAGE DE CERVEAU, YAHOO, CETTE VIE EST TELLEMENT BELLE, JE CHANTE MA JOIE. Mon état nauséeux du moment ne m&#8217;a donc pas permis de rester assister au carnage beaucoup plus longtemps. Le pire étant que tout le monde était joyeux et heureux d&#8217;assister au jeté de confettis, je le conseillerai définitivement à Céline Dion pour son prochain show à Vegas (oh, oui, ça va, je plaisante). Heureusement, j&#8217;étais avec des gens de goûts, et en un regard circulaire, j&#8217;ai compris que tout le monde avait vécu ce même écœurement.</p>
<p>Bien sûr, j&#8217;exagère, j&#8217;exagère toujours. Mais je suis agacée que dans l&#8217;inconscient collectif, un revirement pop soit forcément une overdose de sucre et des confettis à tous les coins de rue. Il me semble aussi que la pop est avant tout une esthétique musicale et une forme d&#8217;exigence. Mais peut-être que je me trompe.<br />
Allez c&#8217;est décidé, la prochaine fois que je monte sur scène, j&#8217;achète les confettis.</p>
<p>Crédit photo : <a href="http://www.cinquiemenuit.com">Cinquième nuit</a></p>
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		<title>Richard Avedon à l&#8217;honneur au jeu de Paume</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 17:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[exposition]]></category>

		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<category><![CDATA[richard avedon]]></category>

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C&#8217;est juste à côté du majestueux jardin des tuileries que je me suis extirpée de la bouche de métro, accablée par la chaleur estivale et par les jacassements ravis des touristes à la vue de la place de la Concorde. C&#8217;est là que je me rendais, au musée du jeu de Paume pour l&#8217;exposition Richard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/08/avedon_sandra-bennett.jpg"><img class="size-medium wp-image-18" title="avedon_sandra-bennett" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/08/avedon_sandra-bennett-243x300.jpg" alt="Sandra Bennett, douze ans" width="243" height="300" /></a></p>
<p>C&#8217;est juste à côté du majestueux jardin des tuileries que je me suis extirpée de la bouche de métro, accablée par la chaleur estivale et par les jacassements ravis des touristes à la vue de la place de la Concorde. C&#8217;est là que je me rendais, au musée du jeu de Paume pour l&#8217;exposition Richard Avedon.<br />
À la base, je ne connais pas grand chose de la photographie, juste quelques essentiels (surtout les explications de mon père sur l&#8217;instant décisif et quelques clichés de Cartier Bresson), mais pour apprécier son travail, pas besoin de grandes connaissances techniques, juste une certaine sensibilité toute humaine dont chacun est - en théorie - pourvu. Juste des portraits, des captures et des instants volés (les sujets posent consciemment et pourtant il ressort des clichés d&#8217;Avedon une impression que l&#8217;artiste les a piégé). Ce qu&#8217;il y a d&#8217;astucieux dans l&#8217;exposition du jeu de Paume, c&#8217;est la disposition des salles, et l&#8217;enchaînement des photos par thème. Ca commence très esthétiquement, presque trop parfaitement par les photos de mode d&#8217;Avedon, des photos un peu précieuses de jeunes femmes très belles et toutes de Dior vêtues. Ca commence donc très beau et très fort, dans un monde irréel, le monde du posé, qui rappelle un peu le côté mensonger de Doisneau. Et puis ça évolue vers un peu plus de vérité, avec un portrait saisissant de Marilyn, qui est tellement troublant et esthétiquement parfait que chacun y reste au moins quelques minutes, sans s&#8217;inquiéter de déranger les autres visiteurs, mis par terre par la finesse de ses traits et l&#8217;infinie tristesse de son regard baissé. Richard Avedon a photographié tout le monde, tout le monde et comme personne. On redécouvre chaque personnalité que l&#8217;on croyait connaître du bout des doigts (on entend d&#8217;ailleurs dans l&#8217;exposition des &#8220;oh j&#8217;ai vu tous ses films&#8221; ou &#8220;j&#8217;ai lu tous ses livres&#8221;) à travers l&#8217;un de ses mensonges, ou l&#8217;une de ses facettes méconnues, un petit côté d&#8217;ombre que l&#8217;on a le droit tout à coup de ramener à la maison. Il fait aussi apparaître les personnalités plus rarement photographiées, écrivains, peintres, sculpteurs. C&#8217;est ceux-là que tend à montrer la fin du premier étage, les personnalités plus ou moins méconnues. On y trouve aussi des politiciens et des mafieux. L&#8217;humanité de surface et celle des bas-fonds.</p>
<p>Puis, on emprunte l&#8217;escalier blanc, tout juste souillé de quelques citations d&#8217;Avedon en noir, sur la photographie et sa part de mensonge. L&#8217;une d&#8217;elle dit &#8220;<em>There is no such thing as inaccuracy in a photograph. All photographs are accurate. None of them is the truth.</em>&#8221; (&#8221;L&#8217;inexactitude ne peut pas exister pas dans une photographie. Toutes les photographies sont exactes. Aucune d&#8217;entre elles ne représente la réalité&#8221;) Images du réel, mais à travers un regard unique, qui le transforme, le fait muter en une toute petite partie de réalité. À l&#8217;étage, d&#8217;autres célébrités, puis dans une autre pièce, le choc de sa série de photos &#8220;In the American West&#8221;, portraits de l&#8217;Amérique profonde, profonds et surtout plein de défis. Loin de la mode, le choc de la réalité. Les spectateurs restent à ce passage de l&#8217;exposition scotchés devant un personnage, comme si chacun choisissait sa cause, son malheur, on fixe une cicatrice, un regard, un visage couvert de pétrole, on regarde passivement ces gens qui nous défient de juger leur métier, leur vie, leur région, leur misère. Pour ma part je reste scotchée devant Sandra Bennett, douze ans, photographiée loin de son contexte, devant un fond blanc, et je suis bêtement fascinée par son regard sombre, ses longs cheveux détachés, ses kilomètres de vie. Tout ça dans une photo. L&#8217;instant décisif qui obsédait Cartier Bresson. Et mon père.</p>
<p><a href="http://www.jeudepaume.org/?page=article&amp;idArt=539&amp;lieu=1">En savoir plus sur l&#8217;exposition</a></p>
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		<title>Hello, WALL-E !</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 10:40:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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Il y a quelque chose avec les films de Pixar qui fait qu&#8217;ils sont associé automatiquement avec des questionnements ou des affections enfantines. Toy Story me rappelait la vie secrète de mes jouets, Monstres et Cie ma trouille des dessous de lits, le monde de Nemo faisait écho à cette question que je me posais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/07/2750_wall_e_preview_image_1186184869.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-15 aligncenter" title="wall_e" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2008/07/2750_wall_e_preview_image_1186184869-300x268.jpg" alt="" width="300" height="268" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il y a quelque chose avec les films de Pixar qui fait qu&#8217;ils sont associé automatiquement avec des questionnements ou des affections enfantines. <strong>Toy Story</strong> me rappelait la vie secrète de mes jouets, Monstres et Cie ma trouille des dessous de lits,<strong> le monde de Nemo </strong>faisait écho à cette question que je me posais toujours quand j&#8217;étais toute petite et que je regardais la mer, que peuvent bien fabriquer les poissons là-dedans (réponse: chercher leur fils à l&#8217;aide d&#8217;un poisson amnésique). <strong>Ratatouille </strong>m&#8217;évoquait mon amour éternel de la cuisine et cet âge où je regardais ma mère suivre les recettes de Bocuse et Lenôtre pour faire le goûter du dimanche, en me disant que ces gens-là avaient tout compris. <strong>WALL-E</strong> à priori ne pouvait rien me rappeler de l&#8217;enfance, je ne pouvais pas m&#8217;identifier avec la vie d&#8217;un robot, trop lointain de mon monde imaginaire conservé. C&#8217;était probablement sans compter sur le talent de <strong>Pixar</strong> pour me prendre par les sentiments. Finalement, ce qui m&#8217;a touchée dans <strong>WALL-E</strong>, ce n&#8217;est pas particulièrement l&#8217;identification avec le sujet, ce n&#8217;est pas une affection pour les poissons, les jouets, la cuisine pour tous ou les petits monstres velus et les petites filles perdues dans leurs rêves. Ce qui m&#8217;a touchée dans WALL-E, c&#8217;est peut-être simplement ce rappel de ce que j&#8217;aime dans l&#8217;humanité. Il y a cette façon qu&#8217;a ce robot solitaire - laissé sur une terre désertée pour nettoyer le gâchis des humains - d&#8217;amasser dans un coin tout ce qu&#8217;il y avait d&#8217;aimable sur terre, qui fait appel à quelque chose de très enfantin, cet art de garder les trésors dans des petites boîtes. WALL-E garde donc de nos déchets et de nos erreurs des choses d&#8217;apparences insignifiantes, mais que l&#8217;on garderait probablement aussi, un vieux film, un rubik&#8217;s cube, une vieille chaussure, une plante, des petites cuillers, des jouets, des choses de bric-à-brac qui laissent penser que si on disparaissait il y aurait peut-être finalement quelque chose à regretter. Cette définition en chaîne des choses qui en valent la peine.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est donc un robot qui réapprend aux humains à tomber amoureux parce qu&#8217;il a trop regardé la comédie musicale <strong>Hello, Dolly !</strong> Alors voilà, ils réapprennent l&#8217;importance de l&#8217;amour, du détail, de la rêverie, d&#8217;amasser des petites choses et de prendre soin de la planète.<br />
Chouette, non ?</p>
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		<title>Buzzons joyeusement</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 10:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[buzz]]></category>

		<category><![CDATA[emma daumas]]></category>

		<category><![CDATA[viedemerde.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelque chose avec l&#8217;esprit communautaire qui finit toujours sur internet par nourrir les plus simples absurdités, et quand je tombe dessus le lundi matin alors que devant mes yeux endormis se déroulent les drames adolescents de kd2a, ça me met forcément de mauvaise humeur. Ce matin, j&#8217;effectue ma visite quotidienne sur viedemerde.fr [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelque chose avec l&#8217;esprit communautaire qui finit toujours sur internet par nourrir les plus simples absurdités, et quand je tombe dessus le lundi matin alors que devant mes yeux endormis se déroulent les drames adolescents de kd2a, ça me met forcément de mauvaise humeur. Ce matin, j&#8217;effectue ma visite quotidienne sur <strong>viedemerde.fr</strong> (comme une majorité des internautes). Et là que vois-je, ils parrainent un nouveau single d&#8217;Emma Daumas, <strong>&#8220;jsuis conne&#8221;</strong>. Bien sûr, sur le cul nous sommes (*ironie*) en voyant que la nunuche rebelle de Star Academy admet enfin cette vérité bien connue. Mais cela n&#8217;a somme toute pas d&#8217;importance. L&#8217;important c&#8217;est qu&#8217;Emma Daumas surfe sur deux tendances, celle du buzz internet et celle du succès du site vie de merde. Bien amusant dans le fond, vie de merde est surtout le symbole que sur internet, rien n&#8217;est honteux (ah, la liberté de l&#8217;anonymat !). C&#8217;est aussi cette fonction du langage bien connue qui fait que quand quelque chose est dit, on en a déjà moins honte. On a fait rire les lecteurs de viedemerde.fr en écrivant sa petite misère et du coup c&#8217;est tout à coup moins embarrassant d&#8217;envisager les matins de lose et les anecdotes humiliantes au supermarché du coin. Presque un nouvel automatisme donc, je m&#8217;humilie, je le raconte, je fais rire, je suis pardonné, voire un peu sanctifié, parce que c&#8217;est tellement bon de sentir qu&#8217;il y a pire que soi.</p>
<p>Revenons-en à Emma Daumas, qui est dans le creux de la vague depuis quelque chose comme 5 ans (plus?) et décide donc de s&#8217;engouffrer dans cette tendance, l&#8217;auto-dérision (technique bien connue de son alter-ego Avril Lavigne, hein, ouais, même elle) et surtout l&#8217;art de la fausse confession. &#8220;Jsuis conne&#8221; est donc un mélange ridicule d&#8217;auto-dérision (sur les blondes particulièrement - lassant, n&#8217;est-ce pas ?) et des clowneries internet. Ce qui m&#8217;agace particulièrement avec ce buzz ridicule, c&#8217;est juste l&#8217;idée du buzz. J&#8217;ai été élevée dans l&#8217;idée qu&#8217;on aime la musique pour la musique, c&#8217;est une forme d&#8217;instransigeance que j&#8217;aime et que j&#8217;applique chaque jour, on aime les chansons pour ce qu&#8217;elles ont d&#8217;aimables et pas pour les fioritures qu&#8217;on colle tout autour (après tout, c&#8217;est Proust qui m&#8217;a appris que l&#8217;œuvre doit créer elle-même sa postérité et je ne veux pas oublier ce précepte). Ca me choque dans cette mesure que l&#8217;on essaie de me faire oublier (et je l&#8217;ai oublié un instant parce que j&#8217;étais occupée à regarder les vidéos du site !) qu&#8217;Emma Daumas ne sait pas écrire, ne sait pas chanter, n&#8217;existe même pas dans mon univers musical, et qu&#8217;on la vende par tous les moyens possibles, vidéos montrant sa prétendue connerie (avec des messages de l&#8217;interessée telle que &#8220;vous vous reconnaissez les filles, LOL&#8221; - euhm), photos façon nerd, nouvelle catégorie pour elle sur viedemerde.fr. Etc etc etc.</p>
<p>Alors si j&#8217;étais défaitiste, je me dirais qu&#8217;on est définitivement rentrés dans cet ère où les chansons existent pour l&#8217;image de leur interprète avant d&#8217;exister pour elles-mêmes. Mais je concluerai sur ce clip de Yo La Tengo, pas que je sois monomaniaque, mais <strong>Sugarcube</strong> est bel et bien une belle leçon à suivre d&#8217;auto-dérision et de moquerie douce du monde musical. Et j&#8217;essayerai de rester propre, loin des buzz. Il me semble ce matin, tandis que mes yeux cotonneux intègrent au fur et à mesure mais au ralenti l&#8217;image des crispy news d&#8217;MTV qu&#8217;il faut désormais se préserver, et créer mon opinion&#8230; avant qu&#8217;Emma Daumas ne me mange.</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zDgpQBaziy0&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/zDgpQBaziy0&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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		<title>You in your Autumn Sweater</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 17:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[musique]]></category>

		<category><![CDATA[disques cultes]]></category>

		<category><![CDATA[yo la tengo]]></category>

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Pour commencer, pour finir, avant de partir, il faut avant tout se choisir un album de route, cet album pour se sentir partout à la maison.
Pour commencer ici, il suffisait peut-être juste de parler de I Can Hear The Heart Beating As One, parce que je connais chaque contour de cet album, chaque accélération, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ns25904.ovh.net/~keskeldi/wp-content/uploads/2008/04/yolatengo1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11" title="yolatengo1" src="http://ns25904.ovh.net/~keskeldi/wp-content/uploads/2008/04/yolatengo1.jpg" alt="yo la tengo" width="480" height="480" /></a></p>
<p>Pour commencer, pour finir, avant de partir, il faut avant tout se choisir un album de route, cet album pour se sentir partout à la maison.<br />
Pour commencer ici, il suffisait peut-être juste de parler de <strong>I Can Hear The Heart Beating As One</strong>, parce que je connais chaque contour de cet album, chaque accélération, les soupirs, les douceurs, les amertumes et les guitares qui s&#8217;emballent.<br />
La première écoute, c&#8217;était dans mon canapé, sceptique après May I Sing With Me. <strong>Yo La Tengo</strong>, ça ne me tentait pas plus que ça. Mais cet album, c&#8217;était le voyage dans ma vie, mais sur ce canapé, là, bête et heureuse. Tout ce que j&#8217;avais pu penser, vivre, tout ce qui m&#8217;avait plu et blessé, tous les jours et toutes les humeurs, c&#8217;était déjà dans les premières notes de <em>Return to Hot Chicken</em>. J&#8217;aurais trouvé ça niais d&#8217;avoir un album de chevet, avant de me trouver au milieu de celui-là. Comment j&#8217;aurais pu savoir que je n&#8217;étais pas entière et indivisible, mais que j&#8217;avais bel et bien laissé une parcelle de souvenirs inconnus entre les morceaux, là, blottie. Ces petits bouts de moi, et peut-être de nous tous, mais je n&#8217;y mettrais pas ma main au feu, qui vivent en autonomie juste pile dans les voix d&#8217;Ira, de Georgia et de James.<br />
Il y a <em>Damage</em>, la ligne de basse, l&#8217;extrème mélancolie.<br />
Du Beach Boys sur <em>Little Honda</em>.<br />
Il y a la douceur, l&#8217;amour et un peu de l&#8217;enfance sur <em>My Little Corner of the World</em>,<br />
L&#8217;oubli dans <em>Deeper Into Movie</em>,<br />
Le crépuscule de <em>The Lie and How We Told It</em>,<br />
Les promesses à l&#8217;infini d&#8217;<em>Autumn Sweater</em>,<br />
Et le soleil se couche toujours sur <em>Green Arrow</em>.<br />
Il y a toujours une vie qu&#8217;on laisse derrière, en étant sûre de la retrouver cachée là, quelque part dans les méandres de <strong>I Can Hear the Heart Beating as One</strong>.</p>
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