Yo La Tengo est un groupe plutôt simple en apparence, trois résidents d’Hoboken qui ont simplement révolutionné le monde du rock indé en 30 ans de carrière, mais l’air de rien.
Aussi sûr que j’ai 24 ans, qu’il pleut à Nanterre et que mon chat se jette sur le canapé, Yo La Tengo est mon groupe préféré, comme un petit trésor que je garde jalousement au creux de mon Ipod. (oui mon rapport à la musique est immatériel, et je m’en balance)
Érudits mais un peu pouilleux en même temps, je n’oublierai jamais ma rencontre avec eux dans les loges de l’Alhambra, ils buvaient des bières, j’aurais aimé pouvoir disséquer d’où vient en eux ces morceaux que j’aime tant. Mais je ne pouvais que poser des questions bancales.
Environ 6 ans que je m’accroche à eux, qu’ils continuent à être une BO parfaitement satisfaisante. Il y a 4 ans dans le train entre Uppingham et Londres, c’est cette chanson que j’écoutais, Our Way To Fall, pour te voir sur ce quai. Et depuis, j’ai pris ta main dans la mienne pour écouter des disques, voir des concerts, piquer des crises, manger des cheesecakes, marcher à Paris, Nanterre, Brest, Londres, Venise, Uppingham, 4 ans c’est court, surtout quand c’est 4 ans pour passer du temps à te connaître.
On révolutionne un peu notre monde, l’air de rien. En écoutant Yo La Tengo. Héros de l’ombre, aussi.

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