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juillet 31, 2008

Hello, WALL-E !

Classé dans : cinéma

Il y a quelque chose avec les films de Pixar qui fait qu’ils sont associé automatiquement avec des questionnements ou des affections enfantines. Toy Story me rappelait la vie secrète de mes jouets, Monstres et Cie ma trouille des dessous de lits, le monde de Nemo faisait écho à cette question que je me posais toujours quand j’étais toute petite et que je regardais la mer, que peuvent bien fabriquer les poissons là-dedans (réponse: chercher leur fils à l’aide d’un poisson amnésique). Ratatouille m’évoquait mon amour éternel de la cuisine et cet âge où je regardais ma mère suivre les recettes de Bocuse et Lenôtre pour faire le goûter du dimanche, en me disant que ces gens-là avaient tout compris. WALL-E à priori ne pouvait rien me rappeler de l’enfance, je ne pouvais pas m’identifier avec la vie d’un robot, trop lointain de mon monde imaginaire conservé. C’était probablement sans compter sur le talent de Pixar pour me prendre par les sentiments. Finalement, ce qui m’a touchée dans WALL-E, ce n’est pas particulièrement l’identification avec le sujet, ce n’est pas une affection pour les poissons, les jouets, la cuisine pour tous ou les petits monstres velus et les petites filles perdues dans leurs rêves. Ce qui m’a touchée dans WALL-E, c’est peut-être simplement ce rappel de ce que j’aime dans l’humanité. Il y a cette façon qu’a ce robot solitaire - laissé sur une terre désertée pour nettoyer le gâchis des humains - d’amasser dans un coin tout ce qu’il y avait d’aimable sur terre, qui fait appel à quelque chose de très enfantin, cet art de garder les trésors dans des petites boîtes. WALL-E garde donc de nos déchets et de nos erreurs des choses d’apparences insignifiantes, mais que l’on garderait probablement aussi, un vieux film, un rubik’s cube, une vieille chaussure, une plante, des petites cuillers, des jouets, des choses de bric-à-brac qui laissent penser que si on disparaissait il y aurait peut-être finalement quelque chose à regretter. Cette définition en chaîne des choses qui en valent la peine.

C’est donc un robot qui réapprend aux humains à tomber amoureux parce qu’il a trop regardé la comédie musicale Hello, Dolly ! Alors voilà, ils réapprennent l’importance de l’amour, du détail, de la rêverie, d’amasser des petites choses et de prendre soin de la planète.
Chouette, non ?


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